mardi 15 novembre 2011

Lettre ouverte à Mr le procureur de Jijel

Lettre ouverte à Mr le procureur de Jijel 


Mr le procureur de la république bonjour,

El-Aouana / Cavallo en 2003
El-Aouana comme on l’aime. Mon Cavallo à moi

Mr le procureur de la république

« La rhétorique dit-on est un art ».

J’en conviens, avec humilité quand-même car, je ne l’ai pas toujours su me le rappeler au bon moment. De nature optimiste, plutôt que m’apitoyer sur le sort,  je remets ça sur le compte de l’expérience acquise.

« Ce qui compte c'est la puissance ou l'originalité d'une pensée, ce n’est pas la manière dont on la présente ! » crieraient les anti-rhétoriciens.

Au moment où je vous écris cette lettre, la rhétorique Mr le procureur, est en cet instant précis, l’art auquel j’aurais voulu  en être l’adepte le plus humainement initié.

Aurait-il agi d’une affaire personnelle, je me serais moins inquiété de la forme du contenant. Ici, il ne s’agit pas de cela, vous l’auriez bien compris. Cela sera beaucoup plus évident pour ceux qui ne sont pas dans «le secret des dieux» avant la fin de ma lettre à vous.


El-Aouana / Cavallo en 2011
El-Aouana que l’on aimerait bannir, Cavallo que l’on doit plus tolérer

Pour emprunter à ceux qui font beaucoup mieux que moi dans le domaine de la rhétorique, à propos me semble-t-il, je commencerais par l’illustrer dans ce…poème :

«Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que les autres ont envie d'entendre, ce que vous entendez, ce que vous comprenez...il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même.»

Essayons quand-même, Joignons plutôt nos efforts ais-je déjà écris à Mr Benziada aussi, dans mon Post Sciptum 2 (PS 2) en fin de commentaire, il y a de cela déjà, plusieurs mois. Je constate sa réponse.

Mr le procureur de la république,

Je commencerais donc par me référer à ce qui semble être la source de ce qui vous a emmené à me faire convoquer par la police locale d’El-Aouana, sur plainte de Mr Benziada Abdelmouméne. Il y aura d’autres de raisons, à ma lettre ouverte.

Cette source-là crus-je comprendre, fut un article qui a été publié sur un des sites d’information online de la wilaya de Jijel, et dont je suis l’auteur.

L’article est reproduit ici sur mon Blog, Le voici encore:

http://noureddine-kias.blogspot.com/2011/10/cavallo-la-malediction.html

A cet article , à la virgule prés, reproduit sur mon blog, j’y ai ajouté les commentaires des lecteurs d’alors, au moment de sa publication.

Au moment où je l'avais posté sur le site, j’étais très loin de douter de la brutalité et le parti-pris si ostensiblement revendiqué à mon encontre «quelques pressions bien ciblées après», en commençant par la suppression pure et simple de l’article en soi, du «démenti» ainsi que d’autres comportements à mon égard pour le moins révélateurs.

Ceci n’a d’ailleurs aucun impact réel sur le lecteur qui veut s’informer, les moyens pour atteindre l’audience ciblée sur internet se trouvent partout, et aucune pression au monde ne peut plus désormais soumettre une volonté, si bien sur, volonté en question n’est pas gravement atteinte du syndrome du larbin.
J’ai bien aimé cette définition de cette épidémie, qu’un ami virtuel a publiée un jour sur un site et, j’aime partager.

Un démenti/droit de réponse, voulu par un des lecteurs, a pourtant été publié à la une du dit site et, aussi largement commenté que mon article incriminé, le voici encore une fois le lien à l’article Démenti/droit de réponse avec commentaires d’alors :

http://noureddine-kias.blogspot.com/2011/07/dementi-as-cavallo-propriete-privee.html

Cet article, je l’ai largement commenté.  Voici entre autres, un de mes commentaires/réponses :

http://noureddine-kias.blogspot.com/2011/07/les-raisons-de-la-colere-part-1.html

A ce stade, je dois reconnaitre, je suis, dans l’ensemble,  heureux de l’enchainement des évènements.

En gros, un article, dont je suis l’auteur, concernant certains agissements d’un citoyen qui me semblaient en opposition avec la loi et l’intérêt général, a été publié sur un site public.

Le citoyen,  Mr Benziada Abdelmouméne, se sentant offensé/diffamé,  a procédé, d’une manière civilisée que je respecte, à une plainte auprès de la justice.  La justice suivra son cours avec Mr Abdelmouméne je dirais.

Ce qui a un peu tempéré mon enthousiasme créé par la procédure civilisée en cours ce fut, ce qu’il m’a semblé être, la direction que prenaient les questions que je reçus des enquêteurs de la police.

Il m’a en effet semblé, que le fond du sujet que mon article incriminé traitait, restait volontairement secondaire. Je ne pus même pas lire ce qu’on me reprochait au juste, même si l’on m’avait indiqué que c’est bien à propos de mon article que je suis devant eux. La procédure, m’avait-on expliqué très gentiment au poste de police. Oui, la police a été gentille ce jour-là avec moi, s’il faut rendre à César ce qui lui appartient.

Je ne m’y étalerais pas trop ici, car je ne sais encore la tournure que prendra cette enquête, ni la suite que vous lui donneriez. A priori, je n’ai aucune raison de me défier de la justice de mon pays. Jusque-là tout va bien.

La suite me donnera peut-être raison ou pas. Rien ne vaut l’expérience pour se convaincre de la nature des choses.

Mr le procureur de la république,

Vous voudriez bien me permettre, de rappeler à votre connaissance, d’autres  faits similaires, où là-aussi, je n’ai ménagé aucun effort pour en défendre la cause. Cause que, encore là-aussi, ma conscience,  n’a pas eu trop à faire pour me souffler la conduite à tenir.

Vous auriez le temps, vous liriez mes commentaires tout au long de l’article, vous verriez  ma conviction, vous verriez la nature des mes intentions,  vous verriez la conscience tranquille. Vous verriez le don de soi. Vous vous convaincriez de la bonne foi. Enfin vous vous approcheriez au plus prés de la vérité. Au plus près de la justice. En voici un détail.

A ma conscience j’ai fais confiance. Hamdoulillah, Je n’étais pas le seul à en être en phase.

Vous excuseriez ma ci-avant  introduction, si je me suis permis Mr le procureur de la république, c’est que je ne pus, ne pas comparaître l’analogie  de mes engagements, avec beaucoup d’autres, engagements complètement désintéressés.

D’où les motivations m’ayant inspiré la source  . Cela n’a rien de personnel. Cela ais-je pensé aussi, permettrait à la machine judiciaire de mieux nous rendre justice, dans le futur, puisque besoin est plus qu’est.

Mr le procureur de la république,

Je me permettrais de vous décrire l’état de ma conscience dans mes actes et particulièrement sur ce sujet et autres similaires, ce n’est que du bonheur.  Tranquillité de conscience ou sentiment de justice. Je suis optimiste et je n’envisage pas qu’on fera les frais de faux procès. 

Salutations respectueuses.

Noureddine Kias

NB :


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